vendredi 31 octobre 2008

Un peu d'action !

Pluie humide et glaciale ce mercredi à Luxembourg. Je remonte cette sordide rue en travaux près de la gare. Entre deux night clubs défraichis, l'enseigne de mon hôtel. Un Mercure qui annonce de suite la couleur "Nos travaux de rénovation ont commencer" (orthographe respectée). La taille de la chambre me confirme que le Mercure de nos voisins ardennais semble plus correspondre au bon vieux Formule 1 d'autoroute bien de chez nous. Le coup de grâce intervient lorsque le réceptioniste bedonnant 3/4 chauve non assumé me déclare stoïque "je suis né exactement le même jour que vous".
Dur retour à la réalité.

Alors, rien de tel qu'un petit post pour retourner un petit peu en arrière, la bas, loin.

Vous croyez que nous avons passé notre vie à boire des cocktails sur le bord de plages paradisiaques ou le long de piscines à débordement, avant de nous faire masser pendant des heures au son de musiques new-age chères à Val ? Que nenni, nous avons mérité ces brefs moments de répis dans un programme très chargé.

Tiens, nos 4 jours à Ubud.

Le premier jour, nous marchons des kilomètres et des kilomètres à la recherche d'un spa introuvable, à la recherche de câlins de singes, a la recherche de sarong, à la recherche d'un moyen de transport pour les jours suivants,
à la recherche de montre contrefaite, à la recherche d'un cyber café qui fonctionne, à la recherche d'un temple ouvert, à la recherche d'un resto qui serve des coconut juice, à la recherche de spectacle sympa pour le soir, j'en passe et des meilleurs...

Le deuxième jour, n'écoutant que mon courage, j'accepte d'accompagner 3 femmes pour une journée "shopping". Inutile d'insister devant un tel exploit..
(non, elles n'ont pas acheté de housse de siège auto..)

Le troisième jour, nous partons descendre la rivière Ayung en rafting. Superbe descente au fond d'une gorge au décor tropical, agrémentée de quelques pauses surprise, comme cette cascade "réductrice de cou"
ou encore un improbable funiculaire craquottant au milieu de le jungle.
Mais ce n'est pas fini pour moi. Je remonte de la avec une sangsue goulue sur la cheville, me prends une décharge de 230 près d'un frigo mal isolé et fini la journée sur une chute rattrapée de justesse grâce à une chaise providentielle au spectacle de Kecak danse.
Une demi-heure plus tard, un infortuné japonais ratera comme moi l'invisible marche et choisira une frèle branche qui, cédant, ne retiendra pas sa vénérable gamelle.

Le quatrième jour, nous louons des scooters pour visiter les alentours. Premier arrêt au Bali Bird & Reptile Parc.
Ma coéquipière n'a jamais roulé en 2 roues motorisées, suite à des mésaventures de jeunesse sur du non-motorisé. Les premiers kilomètres indiquent une conduite un peu hésitante et saccadée, mais il me semble dans mon rétro que tout se passe bien. Au parking du Bird Park pourtant, à peine arrivés, j'entends des exclamations. Je me retourne et vois Val à pied, penchée sur le guidon, tentant visiblement de retenir le scoot qui lui échappe et a déjà dégommé un de ses collègues. L'alignement des motos me fait craindre une scène façon domino de skis à la Jugnot dans les bronzé.. Mais non, seuls 2 ou 3 engins s'effondrent sans dégat, et les propriétaires se montrent conciliant avec cette inexpérimentée pilote occidentale.

Vous avez dit "vacances farniente" ?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

arrête tu vas me faire pleurer...